Clermont 2012#4

Clap de fin…ou presque…

Le festival se termine aujourd’hui et, comme d’habitude, avec une petite quinzaine de séances, je n’aurais pas eu le temps de tout voir.

Un avant-dernier papier sur le film de genre, comme annoncé précédemment, et on en reviendra au Roman Noir.

Avec We ate the children last (I6), le Canadien Andrew Cividino nous propose une sorte d’uchronie avec pour fond la découverte médicale qui va changer la face du monde. Les médecins ont découvert un traitement radical pour guérir les cancers de l’estomac et autres maladies de l’appareil digestif: on remplace les organes atteints par d’autres prélevés sur des porcs. Le remède miracle acquiert vite le statut de phénomène de société au point que, certains, choisissent de subir l’opération par simple confort ou par mode. Evidemment, les conséquences pour ceux que l’on désigne très vite par le terme de « balafrés » et pour l’ensemble du monde dépasseront  l’imaginable. Avec un thème assez classique, quoique revisité, le réalisateur réussit en 13 minutes à allier humour et réflexion dans un court à la mise en scène impeccable, sur un rythme soutenu. A peine regretterons-nous la fin pas très convaincante tant elle paraît un peu trop envoyée…

Le gore et l’horreur ont encore de beaux restes. Comme le prouve The Unliving  (I3) du Suédois Hugo Lilja. Ici, on a affaire à une société qui, après avoir subi une étrange épidémie qui changeait les gens en zombies, a su les dompter, si on peut dire. Des brigades d’intervention spéciales sont chargées de capturer les spécimens sauvages de « non-vivants », les maîtriser et de les livrer à des équipes médicales qui les lobotomiseront afin qu’ils deviennent dociles et se transforment en une main d’oeuvre bon marché et corvéable. La société a tout à y gagner. Les responsables politiques ont réussi à convaincre la population de tous les avantages que l’on avait acquis grâce à l’utilisation des ces êtres qui, de toute façon, ne sont plus humains. Cependant, des voix discordantes se font entendre…Au milieu de tout cela, un couple trentenaire- lui, employé à la lobotomisation des zombies; elle, traqueuse aguerrie– va se trouver confronté à une situation insoluble qui prendra les traits d’un de ces êtres qu’ils identifieront comme une figure majeure du passé… Bien réalisé, là encore, avec des moyens que l’on suppose énorme, ce court de 28 minutes conjugue tous les éléments que l’on attend de ce genre de film: vision et interrogation à portée sociale, effets spéciaux au service du propos, doutes et dilemmes qui étreignent les personnages principaux, fin ouverte.

Deux belles réussites…

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~ par cynic63 sur 04/02/2012.

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