Clermont 2012#1

Début de festival sous un temps de neige. Les premières de l’hiver…

Très rapidement, et avant d’y retourner, quelques mots sur le programme I4, vu cet après-midi.

Si tous les films présentent un intérêt, à différents degrés bien sûr, à l’image de Lost Springs 2 du Roumain Andrei Dobrescu et sa réflexion sur la « notoriété » traitée sur un mode caustique, je choisis de vous parler de trois courts qui traitent de l’adolescence. Pas forcément selon l’angle classique qui veut que l’on se penche sur cet âge de la vie en tentant de mettre à jour les conflits, les tensions ou les ruptures qui l’accompagnent.

Dans le néo-zélandais Lambs, si c’est bien de cela dont il est question, l’essentiel semble plutôt porter sur le dilemme que ressent le jeune héros. Doit-il partir et quitter cette famille décomposée, ou recomposée- on ne sait plus trop tant la mère est extérieure à l’existence de la fratrie? La réponse lui paraît criante mais, en réalité, il laisserait ainsi sa jeune soeur et son frère, encore enfant.

Angle différent avec le Coréen Guest. Ici, c’est une jeune fille révoltée par l’attitude d’un père qui se cache de moins en moins pour vivre l’adultère – dont on comprendra à la fin qu’il ne se résume pas à de simples escapades– qui entend mettre fin à ce dérèglement familial. Sauf que la maîtresse n’est pas loin et que l’adolescente choisit de l’attendre à son domicile pour la journée. Il lui faudra alors faire avec les deux jeunes enfants de celle-ci (acteurs excellents et naturels). Mais une visite inattendue va lui faire perdre sa colère comme une grande partie de ses illusions.

Coup de poing avec Shoot the moon qui braque ses projecteurs sur une quarantenaire américaine en galère. Plus de travail, plus de mari, un jeune fils dont il faut prendre soin, une fille de seize ans qui, elle, occupe un emploi. Cette dernière prend la place d’une mère qui s’abandonne devant un jeu télévisé –le titre du film-, matérialisant espoir autant qu’aveuglement vain pour retrouver une dignité et, d’abord, ce dont cette famille a un besoin urgent: de l’argent. C’est bien l’adolescente qui maintient la mère dans le monde réel –Detroit et ses banlieues en voie de paupérisation. Un film social et intelligent, flirtant avec le mélo sans tomber dans les défauts du genre. Un portrait de femme(s) à un moment charnière. Un final en forme d’ouverture, pas franchement optimiste mais pas si noir que cela. Et un jeu d’actrices très convaincant…

Bon début…

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~ par cynic63 sur 29/01/2012.

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