Retour gagnant…

On attendait the Disciplines au tournant après une prestation en demi-teinte en octobre dernier. Le groupe américano-norvégien avait, à notre goût, trop joué sur les longs monologues de Ken Stringfellow, leur chanteur, qui sombraient dans une sorte de « n’importe quoi »  légèrement redondant tant ils s’étiraient à n’en plus finir.

Hier soir, le leader historique des Posies avait rangé ses discours pour se concentrer sur l’essentiel: Le rock and roll, car c’est bien cela qui importe quand même.

Le Rat Pack, club dont on regrettera cette année qu’il ne nous propose pas plus de bonnes affiches, qui accueillait une assistance très correcte pour un jeudi, était donc le lieu et place de nos retrouvailles avec l’une des figures majeure du rock indépendant des années 90. En plus, quand la soirée est chauffée par les (de plus en plus) excellents locaux de Plastic Invaders et leur garage rock à la Hives, cela augure du meilleur. On reviendra sur les Auvergnats un peu plus longuement à l’avenir…

Place donc aux Disciplines. Soutenu par une section d’impeccables musiciens norvégiens – section réduite à sa part concise en matière rock and rollienne -, Stringfellow fait le show du début à la fin. Les titres, très ancrés dans la mouvance pop-garage des années grunge, s’enchaînent comme autant de petites perles mélodiques et énergiques. Evidemment, quand on a été – et qu’on est encore – l’un des leaders des Posies, une certaine exigence dans l’écriture des chansons est de mise.

Stringfellow qui, pour l’occasion, s’est grandement exprimé dans un français plus que correct entre les morceaux constitue quand même un drôle de personnage. Un type qui, s’il a connu les grands concerts dans des stades remplis, n’oublie jamais que les gens ont payé pour venir le voir, y compris dans un petit club d’une ville du centre de la France. Sympathique, direct, franc, ne se prenant pas pour une énième star de la musique, il met la main à la pâte lors de l’installation de la scène, échange tranquillement avec le public présent, laisse libre-cours à son énergie. *

Après un début de set aux relents pratiquement buzzcockiens, les choses se calment avec des titres privilégiant les ruptures rythmiques, les passages lents associés à des refrains plus soutenus. Nous assénant titres du premier et du tout frais second album, The Disciplines font le boulot. Et même plus.

A l’issue d’une prestation de très bonne tenue, l’ensemble s’enflamme dans un joyeux désordre sautillant rappelant le Nirvana tendance pop. Heureusement qu’on a la chance de ne pas travailler les vendredis….

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~ par cynic63 sur 25/03/2011.

6 Réponses to “Retour gagnant…”

  1. Je rejoins ton avis. Un super concert comme j’aimerais en voir plus souvent. Ils ont tout donné au public, un vrai partage et un vrai échange. L’endroit s’y prêtait, certes ! Le public de Clermont à la réputation d’être froid, hier, il a, lui aussi, démontré qu’il pouvait se faire prendre par les sentiments. Je classe ce concert dans les meilleurs que j’ai vus, tous genres et artistes confondus. Vivement la prochaine fois… Un seul regret : ne pas avoir acheté leur disque pour me le mettre en boucle le matin au réveil.

  2. an real pleasure to play here.
    the album is available on our label (www.rocksmyassrecords.com) or in Mr. Spliff.
    thanx you clermont ferrand !

  3. je vais telecharger
    cela
    je m’occupe de toi pour fascistes

    a+

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