Court 2011 #5

Séance très éclectique avec I9. Expérimental, documentaire, fiction et animation étaient au programme.

Le film le plus marquant aura été Peaceforce du Danois Peter Gornstein, une anticipation plongeant le spectateur dans un monde dévasté, où les troupes internationales tentent de maintenir l’ordre dans des quartiers en ruine où les habitants survivent tant bien que mal, réduits souvent à la violence. Inspiré d’Orwell, ce film magistralement réalisé et interprété bénéficie d’une caméra efficace. Egalement efficace mais aussi empreint d’un humour tout espagnol, Vicenta nous narre les mésaventures d’une femme délaissée par un mari goujat et radin qui lui préfère une voisine, sorte de vamp de bas-étage. Quand on saura que l’homme cache une forte somme d’argent dans un endroit seulement connu de lui, on comprendra que les deux rivales vont se mettre en quête du pactole. Animation très réussie, dans un style à la Wallace et Gromit, Vicenza lorgne aussi du côté du mythe du monstre de Frankenstein. Et encore une fois dans un joyeux chantier, souvent potache en plus… Encore une femme iranienne confrontée à la rigueur morale de son pays dans The wind is blowing in my street de Saba Riazi. Une jeune femme qui attend un courrier qui pourrait changer sa vie se retrouve bloquée devant son immeuble sans ses clés et, surtout, sans son voile…Un ton léger, à mille lieues du mélo, pour un court délicat et bien vu.

De la série I3, on ressortira deux films. C’est peu mais ceux-ci sont excellents. D’abord, El pozo de Guillermo Arriaga (oui, oui, celui qui écrit aussi d’excellents romans). Pendant la révolution au début du vingtième siècle, dans une ferme au milieu de nul part, un enfant tombe dans un vieux puits. Son grand-père va essayer de l’en sortir mais le sort va s’acharner sur eux…Puissant, taiseux mais éloquent, Arriaga nous prouve encore qu’il a de multiples talents.

Enfin, La Gran Carrera de l’Espagnol Kote Camacho raconte un grand prix hippique en 1914. Mêlant des images d’époque à des plans contemporains mais vieillis dans leur grain pour se fondre parfaitement avec les précédents, La Gran Carrera aurait pu concourir dans la compétition Laboratoire du festival tant il est expérimental. On a apprécié le ton décalé mais aussi les images reflétant parfaitement la vitesse des chevaux lors de la course. Le spectateur se retrouve happé, attiré par la caméra, oubliant les jockeys qui, eux, ne jouent finalement aucun rôle dans l’histoire…

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~ par cynic63 sur 11/02/2011.

4 Réponses to “Court 2011 #5”

  1. Dans la sélection I3, j’ai trouvé que le polonais « Kawalek lata » était touchant. Certes, il n’y avait rien d’exceptionnel au niveau cinématographique ni dans la narration.Le norvégien « vannlijer blomst » était intéressant et drôle, de plus, le sujet assez tabou,voire dérangeant, il faut bien le dire est bien amené. je l’ai trouvé pétillant et rafraîchissant.La performance des actrices est étonnante etllement elles sont à l’aise.

  2. Ben disons que le film polonais se tire en longueur. On ne sait pas trop ce qui crée le rapprochement entre le grand-père et le gamin. Pour le Norvégien, c’est en effet assez marrant mais j’ai trouvé aussi qu’il en faisait un peu trop. Au niveau efficacité et concision, les deux que je cite me paraissent plus aboutis

  3. merci

    putain il estt beau tton blogg

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