Court 2011 #3

Retour sur deux séries vues hier mais surtout pleins feux sur les films les plus marquants selon moi. Style, ton et grammaire cinématographique très différents mais toujours des échos après la nuit.

Pas de films foncièrement mauvais dans la série I1 mais de nombreux défauts. Le Turc Mi Hitace de Denis Durul Metin proposait pourtant un argument narratif classique (le non-regard d’un mari envers sa femme qui se doit de le suivre) traité d’une manière intéressante (de nombreux plans en caméra subjective avec voix intérieures) mais le résultat paraît un peu trop inégal. Les films hongrois, hong-kongais ou brésilien étaient intéressants mais, également, péchaient soit par académisme pour le premier, soit par scènes et dialogues convenus pour le deuxième ou par manque de cohésion pour le dernier.

Bonne tranche de rigolade pour finir avec l’efficace Bad night for the blues de Chris Shepherd qui vous emmène au gala de Noël des anciens du Club des Conservateurs d’une petite ville anglaise. Seulement, c’est le neveu qui joue le chaperon d’une vieille tante atrabilaire et cassante. Catastrophe et grincements de dents (ou de dentiers) assurés. Bonne note pour une fin de projection.

Un peu plus cohérent en I2 avec un film palestinien techniquement plein de défauts mais instructifs dans sa description de ces jeunes qui empruntent les tunnels de Gaza, seuls liens avec un extérieur qui leur permet de subvenir à leurs besoins.

Un Braids on a bald head d’Ishaya Bako où la journée particulière d’une coiffeuse vivant dans un quartier pauvre d’une métropole nigérianne, coincée entre ses principes musulmans rigoristes et un mari qui la prend pour son esclave. Une rencontre déstabilisante risque de bouleverser son univers. Un désopilant Little Quentin des Néerlandais Albert ‘t Hooft et Paco Vink qui, dans dans un dessin superbe hérité de certains cartoons des 50’s vous emmène dans une drôle d’aventure. Absolument impossible à raconter mais une sacrée chute attend nos héros du monde des jouets.

Le film cependant de la série est sans conteste Les journaux d’Arthur Lipsett. Un petit quart d’heure de variations autour de la solitude, la folie puis le désespoir de ce cinéaste expérimental québécois qui finira par se suicider, dans la vraie vie, en 1986. Une animation rythmée, léchée , aux images à la fois esthétisantes et trash, à la bande-son violente et au texte puissant. D’ailleurs, avant d’y retourner pour deux nouvelles séances, je vous joins le trailer de ce court détonnant…

Publicités

~ par cynic63 sur 08/02/2011.

Une Réponse to “Court 2011 #3”

  1. « Bad night for the blues » est drôle et bien « anglais » dans l’esprit ! Pour les autres de cette sélection , je suis plus réservée…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :