C’est lundi…

Avant de revenir avec deux papiers, le premier sur un bon deuxième roman de l’Islandais Jon Hallur Stefansson, l’autre sur un évènement qui s’est déroulé à la Coopérative de Mai mardi dernier (mais je ne dirai rien aujourd’hui), un petit post rapide, histoire de…

Jeudi dernier, c’était la soirée de lancement des 48h du Polar à Clermont. Le site est visible ici: http://www.48h-du-polar.fr/. On verra ce que cela donnera pour la première édition: je suivrai de près les activités de cette toute nouvelle structure…

Un papier que j’ai trouvé marrant sur K libre: http://www.k-libre.fr/klibre-ve/index.php?page=article&id=116. Marrant, certes, mais qui pose aussi une question pas si ridicule que cela. En effet, si je peux comprendre que certains romans nécessitent 700 ou 800 pages, il y en a aussi beaucoup (j’ai peut-être un problème remarquez) qui mériterait qu’on tranche dans le vif. Comme dit Yves Ravey, il faut élaguer, toujours élaguer, couper jusqu’à ce qu’il ne reste que l’essentiel.

Je supporte de moins en moins (« de choses!!! » crieraient les mauvaises langues qui n’auraient pas tort d’ailleurs) de lire des pages et des pages superflues, inutiles, redondantes, sans aucune fonction narrative ou explicative. Les Balzac du polar ou les Flaubert du thriller m’ennuient et n’ont que peu souvent les moyens de leur ambition. Ils me font penser à ces musiciens de rock progressif qui étirent des morceaux pénibles et suffisants en étalant leur mépris pour l’efficacité rock and roll de véritables génies concis et qui ne tournent pas autour de leur manche de guitare pour vous asséner LA note…

Pour un Jonathan Coe qui, dans son fabuleux diptyque de 1000 pages, peut affirmer qu’il a tout dit, rien oublié et n’a rien à ajouter, combien de faiseurs, de tâcherons, de délayeurs d’histoire?

Dire que Serge Quadruppani, en 260 pages serrées et efficaces, n’oublie rien, fait agir une foule de personnages et nous livre un vrai roman, une vraie histoire, une vraie logique, on ne me fera pas croire que les pavés sont le passage obligé du roman noir moderne.

Je sais: je suis agacé…

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~ par cynic63 sur 18/10/2010.

4 Réponses to “C’est lundi…”

  1. Avis hautement subjectif, mais difficilement généralisable. Je viens de finir un livre (un peu) trop long, mais où parfois, les phrases étaient tellement belles que je suis prêt à pardonner. Et puis, le dernier Ellory (que je vais attaquer cette semaine) fait 700 pages. Pour autant, doit on considérer que c’est trop long ? Ton article m’a fait réflechir, mais je vais répondre comme un Normand : Des fois oui, des fois non. Il y a de petits romans trop courts et de gros pavés trop longs et inversement. Tu dois être de mauvaise humeur …

    • Commentaire rapide Pierre: belle réactivité!!! Bien sûr que c’est un avis très subjectif et difficilement généralisable. Je me pose juste une question: combien de romans auraient mérité qu’on tranche dans le vif? Combien de romans nécessitaient des digressions qui n’apportent rien, à part un auteur qui se « regarde écrire »? Je ne dis pas que 700, c’est trop long à chaque fois, surtout pas (par exemple, j’ai adoré « Un pays à l’aube »). Mais trop souvent, à part noircir de la page, je ne vois pas l’intérêt…

  2. Réponse: Beaucoup!!! Et cela ne touche pas que le polar.
    En tant que libraire, je trouve que les « briques » se multiplient. Ce n’est bon que si cela fait plus de 800 pages et il faut que le lecteur en ait pour son argent.
    Alors c’est vrai que certains auteurs jouent à merveille les prolongations et qu’on en demanderait encore. Mais ce n’est pas le cas de tous.
    Je crois que c’est à l’éditeur de faire ce travail d’élagage pour en faire sortir la substantifique moelle! Et certains le font très bien, à nous de parfois rappeler aux autres qu’on s’ennuie dans les longueurs.

    • Ce n’est pas faux ce que tu dis Morgane: les éditeurs ont une certaine responsabilité en la matière. Beaucoup d’auteurs en font un peu trop comme si tout se mesurait en pages

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