En attendant…

C’était le trentième anniversaire de la mort d’Alfred Hitchcock la semaine dernière. Si j’excepte le fait que je trouve un peu ridicule de célébrer le jour de décès des artistes – on ferait mieux de leur rendre hommage le jour de leur naissance – comme les concerts de louanges qui les accompagnent, il n’empêche que je ne m’interdis jamais de revoir un film du Britannique.

Arte avait choisi de diffuser Frenzy, le dernier film anglais du réalisateur. Pas souvent apprécié ici ou là, ce film est peut-être un de mes préférés du Hitch. A la fois méchamment ancré dans l’époque et les lieux, balayant toutes les formes de l’humour (du burlesque à l’humour noir, en passant par l’ironie), proposant de véritables plans cinématographiques (le magnifique plan séquence du générique), Frenzy reprend, comme en résumé, les obsessions ainsi que le vocabulaire d’Hitchcock. A voir et à revoir…

Dans le registre Noir, on parlera de Retour à la nuit d’Eric Maneval. Un court roman édité chez un petit éditeur régional. Beaucoup de qualités mais aussi quelques défauts (rares, rassurez-vous).

Je n’ai rien écrit sur Stone Baby de Joolz Denby, un roman noir à forte dimension psychologique qui vaut le déplacement. L’ensemble se déroulant dans l’humidité du Yorkshire, je vais donc me fendre d’un papier en ce début de mai pluvieux qui me replonge un peu dans l’ambiance.

Et puis, la pile des livres augmente dangereusement…Il va falloir trier et choisir les priorités.

Allez, un peu de soul pour se mettre le moral. Sharon Jones que France Inter, pour une fois inspiré par les nouveautés discographiques, passe assez souvent. Une dame qui ne confond pas le chant et la gymnastique vocale…

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~ par cynic63 sur 03/05/2010.

3 Réponses to “En attendant…”

  1. C’était la première fois que je voyais ce film de Hitchcock. Etonnante découverte car il est assez décalé. Outre les liens avec The Lodger ou encore Jack the Ripper, c’est un film assez orienté sur la gastronomie. De plus j’ai été surprise de voir des femmes nues qu’il filme merveilleusement, d’ailleurs. Les codes sociaux de l’époque ne cède aucune part à l’intrigue malgré le procédé du « whodunnit » bien huilé.

    • Disons qu’on retrouve ses obsessions (la gastronomie en faisait partie mais aussi le corps des femmes, les fantasmes peu avouables, l’humour noir ou décalé). L’ancrage dans l’époque et dans la ville, ici surtout un quartier vivant, populaire et plein de…nourriture est bien traduit sans effets superflus. Et, en plus, « l’innocent accusé » n’est pas forcément sympathique

  2. Entièrement d’accord à propos du Hitchcock. Frenzy est assez mal compris, mais moi je trouve son côté dégling’ vraiment surprenant pour un film d’un très vieux monsieur.

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