Clermont Filmfest 6

Allez, pronostics pour le palmarès international. Je suis absolument mauvais à ce petit jeu mais je vous donne mes favoris. Comme j’ai vu 12 séances sur 14, soit 68 films sur 78 possibles, je devrais avoir une bonne pioche quelque part. Tous les films ont été évoqués dans les précédents papiers.

Pour moi, le meilleur court-métrage, au niveau de la technique, du jeu des acteurs, du sujet et de son traitement reste Efecto Domino du Cubain Gabriel Gauchet. Peut-être le Grand-Prix (c’est-à-dire la distinction décernée par le jury) pour ce film marquant.

Le public pourrait bien accorder ses faveurs à des courts comme Nyarma (malgré sa longueur et le fait qu’il s’agisse d’un documentaire) ou encore à des courts évoquant les réfugiés ou les clandestins comme Fliegen, On the run with Abdul ou Metropolis Ferry. Beaucoup de films, documentaires ou de fiction, autour de cette thématique cette année. Clermont est un festival souvent en prise avec les réalités sociales. L’actualité nous rattrape d’ailleurs puisque notre Préfet (le brave homme) vient de faire expulser, pardon « reconduire à la frontière », une jeune Marocaine….

Autre thématique, à laquelle on est habitué: l’enfance. Décliné sur le mode de l’enfance abandonnée avec Hideg Berek ou délaissée avec Viikko ennen vappua ou perçue de manière plus optimiste comme dans Muzica in sange, ce thème ne laisse jamais indifférent.

Au niveau du prix de l’humour, il y a, encore une fois, l’embarras du choix. Je mettrai bien une pièce de 2 Euros (je prends des risques: c’est le prix d’un demi au Bikini!!!) sur I love Lucy ou Jenny and the worm. Deux courts efficaces comme les Anglo-Saxons savent les faire. Mais d’autres comme Trolls ou Geboren en getogen pourraient rafler la mise. De toutes façons, j’ai aimé tous ces films donc je ne serai pas déçu.

Je termine ce festival 2010 cet après-midi avec la projection de Black and wild, film présenté hors compétition et consacré aux Real Cool Killers (tiens, c’était le titre d’un roman de Chester Himes. Comme quoi, chez les amateurs du Noir, il n’y a pas que des jazzeux). Et là, je me sens à la fois concerné et ému. Revoir Pascal « Buck » Roussel sur les écrans, 13 ans après son suicide, apercevoir d’anciens camarades de jeu dans ce documentaire réalisé par Joël Caron, le premier batteur du groupe, me replonger dans l’ambiance de ce milieu du rock indépendant qui remonte à une époque où Clermont n’était pas encore la capitale du rock (sic), ça me fait un peu quelque chose. Mais comme je ne tiens pas un blog pour afficher mes états d’âme et mes coups de blues, j’arrête ici ce papier et ne peux que vous encourager à voir ce film qui, ainsi que me l’a dit le réalisateur hier soir, commence à être distribué un peu partout en France.

« We are black and wild…and we don’t care »

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~ par cynic63 sur 06/02/2010.

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