Clermont Filmfest 4

Dans la série I 8, je ressors des films très différents dans leur ton, leur image, leur longueur.

Dor de l’Israélien  Ofir Raul Graizer est un court assez dur sur la désorientation  d’un jeune militaire qui a proprement exécuté un Palestinien de son âge. De retour chez lui pour une permission, Dor se retrouve perdu, ne sait plus qui ni quoi croire. Et même s’il ne dit rien des Territoires, il ne peut se résoudre ni à faire comme si rien ne s’était passé, ni à repartir comme on retournerait accomplir une mission dont on est persuadé de la valeur. Pas de discours revendicatif ici, juste l’instillation sur une perte de repères, de valeurs, de sens à tous les éléments de la vie de gens qui sont amenés à agir d’une manière que seule la guerre peut provoquer. Dérangeant…

Geboren en getogen (Né et élevé) du Néerlandais Eelko Ferwerda détend franchement l’atmosphère avec ses 3 minutes de faux-documentaire consacré à l’attente et à la naissance du premier enfant d’un jeune couple un peu « déjanté ». Le futur père décide d’écrire un morceau de musique qu’il diffusera lors de l’accouchement de sa femme afin que les premiers sons entendus par l’enfant soient de la vraie mélodie engendrée, elle, par le véritable artiste qu’est son géniteur. C’est sans compter sur la sage-femme qui a oublié quelque chose dans sa poche. Il faut cependant avoir quelques références de « culture » néerlandophone pour apprécier à sa juste valeur…

Eclats de rire avec Trolls de la Canadienne Brianne Nord-Stewart dans la série I 12. Ou tout ce que les moins de 10 ans ont toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander. Sept minutes de fraîcheur, d’humour et un jeu des enfants à souligner.

Toujours en I 12, une magnifique animation mélangeant 3D et images réelles avec lost and found de l’Anglais Philip Hunt.C’est bourré de bons sentiments, certes, mais pour un jeune public, c’est impeccable. Si vous avez l’occasion de voir ce film avec vos mômes, n’hésitez pas: 24 minutes d’une petite fable morale très bien fichue.

Terminons avec une dédicace très spéciale aux jeune loups de l’entreprise néo-libérale et Les bons garçons du Belge Antoine Russbach. Vous apprendrez que les valeurs des Ecoles de Commerce pour winner en herbes ne sont pas solubles dans l’amitié. D’ailleurs, nous sommes dans un monde virtuel, où la start-up et le pognon vite ramassé annihile toutes vieilles valeurs d’un autre âge. Il faut vous l’expliquer comment qu’il n’y a pas de place pour les loosers à Sarkoland comme ailleurs???

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~ par cynic63 sur 03/02/2010.

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