Clermont Filmfest 2

Deux séries vues hier. Des impressions mitigées mais des films intéressants dans différents registres.

Réglons tout de suite le cas des films souvent très appréciés à Clermont: les courts-métrages humoristiques, tendance déjantés. Sur ce plan, les Anglo-Saxons,Américains comme Anglais, Australiens comme Canadiens anglophones, sont incontestablement les maîtres du genre. En outre, lorsque ces films sont placés en dernière position d’une projection de deux heures souvent assez lourde (j’y reviendrai), le succès public est quasiment assuré…

Glenn Owen Dodds de l’Australien Frazer Bailey clôt une série I 14 très inégale. Encore une rencontre entre un jeune homme perdu et triste, mais pas désespéré, et un homme au bagout incroyable qui semble tout connaître de lui. De l’humour, du rythme, de la dérision et un excellent jeu d’acteurs font de ce court un bon petit film sans grande prétention. A prendre comme tel.

Ian Clark nous propose dans Jenny and the Worm une histoire tout aussi loufoque en fin de série I 13. Deux pré-ados tendance punk font une découverte étrange dans le jardin d’une vieille dame: un ver géant. Un atout pour les futurs concerts de leur duo musical et pour séduire Jenny. So british…

Moins drôle avec l’enfance, la pré-adolescence ou l’adolescence désoeuvrées, perturbées ou délaissées. Si le polonais Siemiany (I 14) s’intéresse aux premiers émois, on se dit que le tout n’est pas très avenant dans cet univers de villégiature glauque et triste. Une histoire qui aurait mérité un rythme un peu plus régulier cependant.

Hideg Berek (Dans les bosquets) du Hongrois Mihaly Schwechtje enfonce le clou dès la première demi-heure de la série I 13. Une atmosphère oppressante, poisseuse renforcée par un noir et blanc trouble pour cette histoire mettant en scène deux ados cherchant, par de petites arnaques, à survivre dans un milieu hostile. Quand on aura dit que l’ensemble se déroule au bord d’une autoroute bruyante, que la violence larvée se révèle et que tout repère s’efface, on admettra qu’il faut être en forme pour voir ce film.

Si, dans les courts polonais et hongrois, les adultes sont absents en tant que « référents » pour la jeunesse, le Suisse Didier Crepey dans Des poux dans la Paille (I 14) nous narre la vie quelque peu marginale d’un fils et de son père demeurant dans une caravane située sur le terrain du garage du ce dernier. Un père présent physiquement mais uniquement de ce point-de-vue. Une grande bouffée d’optimisme à la fin et des dialogues souvent drôles allègent le propos d’un cinéaste qui réalise là un court classique mais assez convaincant.

Pour finir sur une note esthétisante, une magnifique animation. Le Mexicain Juan José Medina fait preuve d’une grande maîtrise technique avec Jaulas (Cages) dans le programme I 13. Un décor désertique pour une histoire fantastique sur le thème de la lutte pour la vie et la captivité…Tout simplement magistral dans la forme comme dans le fond….

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~ par cynic63 sur 01/02/2010.

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