Clermont Filmfest 1

C’est parti pour la semaine…

Parmi les trois premières séances que j’ai faites hier, je ne ressortirai que quelques films. Ca commence donc doucement mais c’est souvent le cas.

Dans la série I 11 (I pour Internationale), aucun film franchement mauvais mais je retiendrai le Betty B. and The The’s de l’Allemand  Felix Stienz. Une petite fable muette sur la rencontre improbable entre un homme qui n’a rien pour lui, à la vie morne et une pseudo-star de cabaret, grande mais peu avenante. Un hommage à Kaurimaski, d’ailleurs remercié au générique. Treize minutes en guise d’exercice de style.

Que dire des 7 minutes de The Neighbour de l’Australien Ben Weir? Un après-midi caniculaire, une conversation sous forme de potins, un drame personnel et passionnel qui se joue juste à côté et qui plonge la famille dans le néant. Efficace mais on sent quelques faiblesses….

Bien meilleure pioche avec la série I 4. De l’humour décalé dans le Prague de 1989 avec Did Michael Knight end the cold war? de Stepan Alrichter, de la colère et de la dénonciation coup de poing face au sort des clandestins de la part de l’Espagnol Juan Gautier et son Metropolis Ferry, une animation décalée autour des thèmes de l’espion avec Pigeon: impossible de l’Américain Lucas Martell.

Mais le plus abouti me semble être le Viikko ennen vappua (Par-dessus le grillage) du Finlandais Hamy Ramezan. La vie dans les banlieues d’Helsinki n’a rien à envier à celle des grands ensembles français. Misère sociale, sexuelle, violence et enfance délaissée dans le Lumpenproletariat européen. Et un adolescent qui endosse un costume beaucoup trop grand pour lui: celui de père afin de protéger, parfois à l’excès, sa jeune soeur qui grandit bien vite.

Deux films à retenir dans la série I 6. Le I love Luci de l’Ecossais Colin Kennedy. Une comédie efficace avec, en arrière-plan, la came, la zone, l’alcool dans les quartiers délabrés de Glasgow. Pas de pathos, on nage en pleine farce. Le burlesque pour ne pas hurler de colère?

Enfin, dernier film vu hier soir, le Fliegen (voler) de Piotr Lewandowski. Une rencontre entre deux êtres, encore une fois, dont les univers sont à l’opposé. Dina, jeune délinquant magouilleur russe qui est au bord  de l’expulsion, accepte d’être filmé par Sarah, étudiante allemande bon teint et petite bourgeoise. Une histoire d’amour se noue entre les deux. Mais qui est sincère? Qui se sert de l’autre? Un film très intéressant…

La suite demain….

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~ par cynic63 sur 31/01/2010.

2 Réponses to “Clermont Filmfest 1”

  1. Merci de faire ce compte-rendu quotidien. J’adore le court…

    • Je vais essayer de tenir le rythme…Je viens juste de rentrer. Vu quelques films pas mal. J’en parlerai demain. Bonne fin de soirée

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